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RDC : face à la déforestation les braises écologiques s'imposent

Face à une culture de la déforestation profondément enracinée dans les esprits des habitants de la République démocratique du Congo (RDC) en raison de la précarité qui les affecte, une nouvelle génération de jeunes se mobilise pour faire face à cette situation alarmante. Conscients des conséquences néfastes du changement climatique sur notre planète, ils s’activent afin de préserver les précieuses ressources forestières et de protéger l’écosystème vital de la région.

Au cœur de l’Afrique réside un trésor naturel d’une importance capitale : la République démocratique du Congo (RDC). Ce vaste pays regorge de ressources naturelles inestimables, dont l’un des joyaux les plus emblématiques est sa vaste étendue de forêt équatoriale. Considérée comme la deuxième plus grande réserve forestière au monde, après la forêt amazonienne, la RDC joue un rôle crucial en tant que poumon vital pour notre planète, notre maison commune.

© Photo de Quang Nguyen Vinh pour Pexels

Les conséquences préoccupantes de la déforestation en RDC


Malheureusement, la précarité de la vie quotidienne des Congolais les pousse inévitablement à recourir à une déforestation massive. La principale raison étant l’abattage d’arbres pour produire du charbon de bois, largement utilisé comme source de combustible pour la cuisson des aliments. Cette pratique est exacerbée par l’absence d’accès à l’électricité dans de nombreux villages et villes à travers le pays de Lumumba.

Cette réalité sombre devrait susciter l’inquiétude de tous les êtres humains soucieux de l’avenir de notre planète. En effet, nul n’ignore les graves conséquences de la déforestation qui représentent un danger majeur pour l’ensemble de la planète. Les changements observés ces dernières décennies, liés au réchauffement climatique, témoignent des bouleversements auxquels nous sommes confrontés.

Des jeunes mettent en place une alternative

Partant de cette logique, un collectif de jeunes engagés à Goma met en place un système novateur pour lutter contre ce fléau qui afflige la société congolaise : la fabrication de charbons écologiques, connus sous le nom de « MAKALATASI ». Ce procédé repose sur l’utilisation de terre d’argile, de papiers recyclés collectés dans les écoles de la ville de Goma ainsi que dans les guichets de paris sportifs, mélangés avec de l’eau. Cette initiative vise à être un catalyseur dans la lutte contre la déforestation, tout en contribuant à la création d’un environnement sain pour la ville.

RD Congo : des déchets transformés en charbon durable pour sauver la forêt • FRANCE 24

Cependant, la production reste limitée en raison du manque de ressources nécessaires pour augmenter la productivité et rendre ces charbons écologiques accessibles à tous les habitants, voire même les exporter vers d’autres provinces du pays. Malgré cette contrainte, les jeunes activistes ne perdent pas courage et continuent de produire autant qu’ils le peuvent avec les moyens à leur disposition. Il convient de souligner que dans un pays où le gouvernement soutient rarement, voire pas du tout, les initiatives locales, ces jeunes se débrouillent par eux-mêmes.

Cette volonté de prendre des mesures concrètes pour protéger l’environnement et lutter contre la déforestation devrait servir d’inspiration à d’autres communautés et inciter les autorités à soutenir davantage les initiatives locales visant à préserver les ressources naturelles du pays. La sensibilisation reste également une priorité, car informer la population sur les effets néfastes de la déforestation est essentiel pour changer les mentalités et encourager une action collective en faveur de la préservation de l’environnement.

Une prise de conscience s’impose

J’estime que chacun de nous a la responsabilité de contribuer selon ses moyens à la préservation de notre planète, car le monde tel que nous le connaissons est menacé de disparition si nous n’agissons pas pour préserver nos forêts de la déforestation. Une légende émouvante et interpellatrice, rapportée par Pierre Rabhi dans son ouvrage « La Part du Colibri », nous rappelle l’importance de notre engagement individuel.

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Selon cette légende, lors d’un immense incendie de forêt, tous les animaux terrifiés observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait en allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Interpellé par ses actions apparemment insignifiantes, le tatou lui demanda s’il était fou de croire que quelques gouttes d’eau pourraient éteindre le feu. Le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. » Cette légende nous rappelle notre responsabilité envers le monde, car nous ne sommes pas totalement impuissants si nous décidons d’agir.

Il est essentiel de se poser la question suivante, une question que chacun devrait se poser : quel genre de monde souhaitons-nous léguer à nos enfants et aux générations futures ? Il est impératif d’agir maintenant, car il ne faut pas oublier que « trop tard arrive souvent trop tôt », comme le rappelle la loi de la prudence. L’urgence d’agir est palpable, et chaque geste compte pour préserver notre environnement et assurer un avenir durable pour tous.

Face à une culture de la déforestation profondément enracinée dans les esprits des habitants de la République démocratique du Congo (RDC) en raison de la précarité qui les affecte, une nouvelle génération de jeunes se mobilise pour faire face à cette situation alarmante. Conscients des conséquences néfastes du changement climatique sur notre planète, ils s’activent afin de préserver les précieuses ressources forestières et de protéger l’écosystème vital de la région.

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fairereflechir

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