RDC : À Goma, les femmes sont sensibilisées aux questions sécuritaires

Article : RDC : À Goma, les femmes sont sensibilisées aux questions sécuritaires
Crédit: Bukasa KABWE
19 octobre 2024

RDC : À Goma, les femmes sont sensibilisées aux questions sécuritaires

La Cellule de Paix et de Développement du quartier (CPDq) a organisé un atelier sur l’importance de la participation et l’engagement des femmes dans la collaboration entre civils et militaires dans la sécurité à l’Est de la République démocratique du Congo. C’est une zone meurtrie par des conflits armés depuis des décennies.

Dans la grande salle Maison de la Femme de Goma, l’atelier a eu lieu sous plusieurs thèmes : Tous les hommes naissent égaux, seuls les meilleurs parmi eux deviennent des militaires ; Mon pays, ma vie, mon armée, ma force ; Les FARDC sont défenseurs et protecteurs de Droits des congolais ? ; La force d’un peuple, son armée ; La force d’une armée : son peuple ; La population de Goma a-t-elle dit stop à l’insécurité ?

Ces échanges ont été rendus possible grâce à l’appui du projet « Wapi jiwe langu kwa usalama wa Kivu » mis en œuvre à Beni par Ubuntu Panafrika, ONG œuvrant dans la lutte pour l’éveil de la conscience africaine. 

Pour une confiance mutuelle

Plusieurs autorités se sont prononcées afin d’outiller la population en fournissant les informations nécessaires concernant les services et rôles des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ainsi que la Police Nationale Congolaise (PNC). Ces informations devraient permettre à la population de comprendre les missions assignées à l’Armée et à la Police en espérant que cette collaboration amorcée puisse inciter la population à renouveler leur confiance dans les services de l’État. 

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Pour sa part, Ngoyi Bendera, commandant Service d’éducation civique, patriotique et Actions sociales (SECAS) /FARDC, a également appelé la population à s’impliquer massivement dans le processus d’éradication de l’insécurité en dénonçant tout acte suspect observé dans les quartiers. « En tant que population, vous avez le devoir de dénoncer tout acte qui semble suspect dans votre milieu de vie. Nous ne pouvons intervenir que si nous sommes informés sur tout ce qui se passe au sein de vos quartiers. Faites-nous confiance et nous allons réussir ensemble », a-t-il indiqué tout en donnant ses coordonnées afin de le contacter directement en cas de nécessité. 

Sur la même lancée, l’inspecteur provincial de la PNC, présent dans l’atelier, en a profité pour parler du travail abattu par l’inspection provinciale de la Police congolaise tout en mettant un accent particulier sur la responsabilité de la population dans la réussite du travail. 

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Le retour d’un climat apaisé envisagé

Si l’on s’en tient aux arguments formulés par les différents intervenants, l’implication de tout un chacun serait un élément déclencheur du processus vers un climat apaisé dans l’Est de la République démocratique du Congo. « Qui ne protège pas son armée s’insécurise », a martelé Me Andera Balyamu, chef dudit projet. 

Et à une participante d’ajouter : « À travers cet atelier nous venons d’apprendre et de comprendre l’importance de collaborer avec les services de sécurité espérant que la paix revienne dans notre province particulièrement et dans tout le pays en général. Travaillons main dans la main et nous allons certainement vaincre nos ennemis. » 

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Le projet « Wapi jiwe langu kwa usalama wa Kivu » s’inscrit dans l’optique de prôner la collaboration entre civils et militaires pour mettre un terme aux tueries qui prévaut dans la région.  Le nom de ce projet se traduit du kiswahili par « Ma pierre de contribution à la sécurité au Nord-Kivu ». 

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